La famille Agoerges a rejoint Visiére Solidaire par Facebook, lors de la premiére crise covid en 2020. Valentin avait alors 16 ans et son frère Thomas 13 ans. Leur cousin Adrien de 16 ans a rejoint l’aventure d’impression de visières. Valentin veut et fait désormais des études pour travailler dans le milieu de la 3d. Valentin est lycéen et a choisit une filière technologique. Ils ont imprimé des visières, puis des pinces pour masque pour le Téléthon.
» Nous aimons la culture « Maker » » tournée vers le « faire » en s’appuyant sur la technologie. C’est à dire la culture du DIY ( Do It Yourself, en français faites-le vous-même).
L’impression 3D permet d’imprimer un objet à des échelles différentes. Il est possible de proposer des modèles imprimés d’objets infiniment petits comme des molécules ou des virus.
Ce que je préfère: » Le fait de faire tout du début et de pouvoir tenir l’objet en main à la fin de l’impression ». » En plus la collaboration avec les autres makers de Visière Solidaire c’est faite très facilement, sans idée préconçues sur notre âge. »
» Par exemple, nous avons des Ender 3, que je suis en train moderniser pour que l’imprimante 3D fasse son autolevel seule » nous partage Valentin Agoerges.
La solidarité c’est quoi pour vous ?
La solidarité est une histoire de famille. » Ma maman Cécile est aide-soignante dans un hôpital et actuellement détachée pour le centre de vaccination covid ». » Mon père est cuisinier dans une maison de retraite ». « Ils travaillent les deux dans des milieux où il faut donner ».
» Je voudrais continuer après le Bac technologique en BTS pour faire concepteur ».
Valentin Ageorges, Thomas Ageorges et Adrien Luçon 16 ans, 14 ans, 16 ans novembre en 2020
Pour commencer, je suis gendarme spécialisé dans les systèmes d’informations. Aprés une formation axée sur l’ analyse et le développement, aujourd’hui je suis chargé entre autres de la maintenance des systèmes d’information de la gendarmerie de la corse du sud.
Comment avez-vous rejoint Visière Solidaire?
Au tout début du premier confinement, autour du 17 mars 2020, ayant dans mon entourage des personnes à risque(s) ou étant fortement exposées, je cherchais des solutions pour aider.
En faisant mes recherches, je suis tombé sur un article qui parlait d’Anthony Seddiki, et j’ai pris contact. J’ai créé le groupe Facebook Visière solidaire corse 2A.
Au départ, étant tout seul, cela n’a pas été facile mais j’ai vite été contacté par plusieurs makers, des associations et des institutions qui ont remarqué ma page facebook Visière solidaire corse 2A.
Quels sont vos souvenirs les plus mémorables ?
Bastien de Marseille m’a de suite proposé son aide . J’avais une machine en panne et plus de filament quand j’ai reçu une demande de 1.000 visières. Les choses se sont débloquées et on m’a prêté une imprimante 3D et j’ai reçu du filament. Pour moi c’est ça la solidarité: « tenter de se soutenir les uns les autres« . C’est ce qui s’est passé à ce moment-là en fin mars et début avril. Le personnel soignant des EHPAD ne savait plus quoi faire pour se protéger et il n’avait plus de masque.
Mon fils Gabriel qui avait quatre ans et demi écrivait les noms sur les cartons de livraison des visières. Ma femme Soumia me soutenait et montait les écrans des visières . Je me rappelle que nous avons passé des soirées et certaines nuits à imprimer, découper, perforer, monter et compter les visières. Ils se sont impliqués.
Chaque appel pour une demande de visière à été un moment marquant pour moi, les gens semblaient désemparés… Ainsi que chaque photo, ou message de remerciement, c’est cela qui m’a vraiment aidé à continuer. Il y a eu aussi les contacts avec les autres administrateurs des pages facebook de Visière Solidaire au niveau départemental.
Une Geetech A30 que j’ai achetée en 2017. Puis j’ai acheté deux imprimantes en mars et avril 2020 pour imprimer des visières: une Tenlog D3 pro double extrudeurs et une Ender 3 V2.
En ce qui concerne mes imprimantes, elles ont toutes les trois répondues présentes. Que ce soit pour les visières ou les pinces masques. Surtout la première qui s’est même sacrifiée à la tâche… mais j’ai pu la réparer, donc « courageuses » est une bonne description de la personnalité de mes imprimantes.
Maintenant j’utilise les imprimantes 3D pour fabriquer des objets car je suis toujours en recherche de petites solutions d’amélioration du quotidien…
Doyenne de Visière Solidaire, Hélène Robert est une makeuse reconnue qui s’investit pour le Téléthon (voir reportage de France3 de décembre 2020) et imprime des visières anti-projection pour les sapeurs-pompiers de #Dordogne. Le métier d’Hélène était Maître-artisan boulanger, « titre dont je suis très fière car obtenu dans un métier qui est encore essentiellement masculin« . Il y a une petite vidéo sympa à ce sujet. Et maintenant Hélène reprends les ateliers loisirs tous publics rendez vous sur https://www.cake-cookformation.com/.
Au courant du mois de mars 2020, en pleine première vague de la covid-19, j’ai découvert le groupe de maker de Facebook « Visière Solidaire » par hasard sur une publication d’une amie qui vit au pays Basque. Dans cet article, il était question d’impression 3D de visières pour les soignants des environs. J’ai vu qu’un groupe Facebook s’était constitué en Dordogne sous l’impulsion de Jérémy Bouteillier. Quand j’ai demandé à rejoindre le groupe, j’étais déjà équipée d’une imprimante 3D qui, à la base me sert pour faire des emporte-pièces à biscuits. Ci-joint le lien vers la page d’Héléne Robert. En effet, mon imprimante 3D a été reconvertie en outil solidaire d’impression de visière. Ainsi j’ai commencé à imprimer mes premières visières bénévolement.
Souvenir de livraison du premier confinement covid19
Mon souvenir le plus mémorable a été l’émotion ressentie en recevant la photo du personnel du bloc opératoire du CH Périgueux portant les visières et tenant une affichette « Merci Mme Robert ».
Lorsqu’on a 70 ans et qu’on est à la retraite le plus dur n’est pas l’inactivité. J’ai beaucoup d’occupations, c’est plus le sentiment d’inutilité pèse. Cette opération de solidarité m’a permis d’y pallier.
Grâce à mon Ender 5, j’ai fais mes début en impression 3d et j’en suis contente. Excepté un câble défectueux, elle n’a aucun soucis. Je pense avoir fait le bon choix pour moi qui n’y connait que peu pour tout ce qui touche à la technique. Heureusement, les copains « makers » sont là en cas de problème.
La solidarité c’est venir en aide à ceux qui en ont besoin dans la mesure de ses moyens, et quand ces moyens sont regroupés comme au sein de VS (https://visieresolidaire.com) , le résultat est énorme.
Ce que je fais dans la vie?
» Officiellement, je suis à la retraite, mais vu les 420€ mensuels de retraite je suis obligée de travailler. Jusqu’en avril 2019, je faisais de la formation professionnelle en cake design, et ai vendu mon organisme de formation à une de mes anciennes élèves. Depuis le début de cette année, j’étais censée faire des ateliers tous publics: cuisine, pâtisserie, cake design et ai donné mon premier cours la veille du confinement de mars 2020. Pas de bol ! Du coup j’ai reprogrammé un cours pour novembre, pas de bol encore une fois, re-confinement. Donc si tout va bien je reprends en début d’année. «
Mes projets en impression 3D?
» Pour l’année 2021, je souhaiterais apprendre à modéliser pour travailler sur les projets d’aide aux handicaps comme les mains imprimées en 3D d’E-nable (https://e-nable.fr), mais ce n’est pas gagné. Je suis une littéraire et ai beaucoup de mal avec tout ce la conception modélisation 3D. Il me faudrait de véritables cours, pas juste des tutos sur Youtube, ou autre. Mais j’ai bon espoir pour les acquérir. L’impression 3D ouvre un champ de possibles vaste dans lequel j’ai déjà trouvé des amis. «
Hélène Robert, Cake & Cook formateur
LES FLEURS EN SUCRE D’HELENE
Maintenant que je ne travaille plus, je vais pouvoir revenir à ma passion: les fleurs en sucre. Après dix ans sans faire une seule fleur, j’ai ressorti mon matériel et je remets la main à la pâte, pâte à fleurs bien sur, après 20 ans de pâte à pain!
21 janvier, 11:03 · [DON SOLIDAIRE] Mardi 19 janvier, Mme Hélène ROBERT bénévole de l’association Visière Solidaire a remis en présence du Lieutenant-colonel Raymond Mazaud, Pharmacien-chef par intérim un don de 50 visières anti-projection au Corps départemental des sapeurs-pompiers de la #Dordogne. Cette association fabrique bénévolement et distribue gratuitement pour des personnels soignants ou de la fonction publique en France comme à l’international. Le Contrôleur Général François Colomès, Chef du Corps départemental des sapeurs-pompiers de la Dordogne, remercie l’ensemble des entreprises qui apportent leur soutien.
Des pince-masques pour lutter contre la buée des masques pour le Téléthon
Le 4 et le 5 décembre 2020 aura lieu le téléthon. COVID oblige, les animations seront beaucoup moins nombreuses que d’habitude. A Périgueux, Hélène Robert s’est lancée dans la fabrication de pinces anti-buée. Objet est utile pour les porteurs de masques et de lunettes, qui sont vendues au profit de la recherche contre les myopathies.
Reportage de Florian Rouliès et Camille Michelland. Montage Sophie Giraud. Cette vidéo est la propriété de France Télévisions et est protégée par les droits d’auteur. Toute duplication est formellement interdite et sera sanctionnée. Nouvelle-Aquitaine ► http://france3-regions.francetvinfo.f…
E-nable France @enableFrance
e-Nable France est une association Loi 1901. Son but d’offrir a des enfants nés sans doigts une nouvelle main fabriquée grâce à l’impression 3D. https://www.facebook.com/enableFrance/
Claire Bourget nous parle de son engagement pour le Téléthon et de sa rencontre avec l’association Visière Solidaire. Parallèlement, dans sa vie professionnelle, elle exerçait son métier d’infirmière en service hospitalier.
» J’officie toujours, avec des adaptations, et bénévolement, au sein d’une association d’assistance médicale d’urgence.
Désormais mes deux enfants ont bien grandis. Ma fille ainée, Émilie, aujourd’hui indépendante, qui travaille à l’hôpital de Nantes, et Baptiste, 17 ans, qui poursuit ses études en boulangerie/pâtisserie.
Il y a 12 ans maintenant, J’ai rejoint l’AFM-Téléthon. Je suis responsable du groupe d’Intérêt MNMND (Maladies Neuro-Musculaires Non Diagnostiquées Déterminées). Je fais également partie de la Délégation. Mon rôle est de représenter les personnes malades et handicapées auprès d’instances locales, départementales ou hospitalières.
Étant membre de la coordination Téléthon Sarthe, mon rôle consiste à animer tout ce qui est réseaux sociaux, communication. Je suis également responsable de la mobilisation scolaire. «
Mes premiers pas avec Visière Solidaire furent, lors du 1er confinement, de distribuer des visières à des collègues de la santé. Puis j’ai distribué très vite aux malades de l’AFM-Téléthon 72 qui devaient se protéger, eux comme leurs soignants intervenant à domicile. Je remercie d’ailleurs, tous mes collègues ayant répondu à mon appel pour distribuer ces visières au domicile des malades de leur secteur.
Lors de cette 2ème vague et le projet des pince-masques antibuée, Nicolas Dubois, le réfèrent de VS en Sarthe m’a appelé pour connaitre le coordinateur Téléthon 72, qui s’avérait être mon mari. Ce qui a tout facilité tant pour les ventes, la communication, les points de dépôt que pour l’organisation des envois.
L’opération a rencontré un franc succès sur le département, puisque plus de 2000 pince-masques ont ainsi pu être vendues au profit du #Téléthon 2020.
MNMND: Maladies Neuro-Musculaires Non Diagnostiquées Déterminées