L’idée c’est de faire un filament dryer fait par le maker, déjà pour le coût et aussi pour l’amélioration en temps que telle. Dans le projet initial de OpenDryer je voulais recycler un plateau de Ender 5. Les bobines de filaments sont livrées sous vide. Une fois ouverte, le filament a tendance à absorber l’humidité … j’ai donc pensé qu’avec un peu d’électronique et un recyclage de plateau chauffant d’imprimante 3D, je pouvais concevoir un système pour enlever l’humidité des matériaux d’impression 3D ou dénommé en anglais « filament dryer ». Pour le moment, mon « projet d’OpenDryer MK1 » est très basique : une boîte hermétique, une zone chauffante et de l’électronique pour contrôler le plateau d’ender (Crealitys). Si vous avez une idée pour l’améliorer, n’hésitez pas à faire un « remix » sur Thingiverse pour améliorer le projet avec un système de minuteur, hygrométrie etc…
Mon projet est open source
Le second but est aussi que le projet soit open source que tout le monde puisse y mettre sa touche personnelle, que ça soit en aidant pour la programmation, conception 3D,… donc tous les fichiers du dryer sont disponibles en libre accès sur Thingiverse.
Pourquoi enlever l’humidité ?
Le système de Filament dryer est quelque chose d’important dans l’impression 3D car l’humidité dans les filaments dégrade la qualité des impressions 3D (le filament se dépose couche par couche). Un filament contenant de l’humidité peut faire croire que même votre meilleure imprimante 3D ne sait plus imprimer. Mon OpenDryer veut résoudre ce problème en recyclant au lieu d’acheter un nouveau matériel (upcycling*). On évite ainsi de mettre en contact la bobine de filament à des germes qui pourraient être dans votre fois de cuisine. En chauffant le filament à une température constante tu peux évacuer l’humidité absorbée par le filament.
J’ai déjà quelques idées d’améliorations en tête mais pour le moment le plus important est de le rendre fonctionnel, sur le plan théorique il l’est mais dans la réalité c’est à travailler encore.
Qui je suis ?
Steepy , Maker bénévole de Visière Solidaire et aussi dans mon lycée
L’upcycling, dont la traduction en français donne des termes qui prêtent à sourire, comme “surcyclage” ou encore “upcyclage”, signifie littéralement “recycler par le haut”. Pour faire simple, l’upcycling, c’est un peu le top en matière de recyclage : créer du neuf avec du vieux, sans pour autant transformer ou déconstruire la matière première que l’on utilise.
J’ai 17 ans plein de volonté, quelqu’un prêt à aider les autres quand il le peut. Je suis lycéen en terminale technologique pour pouvoir continuer plus tard dans le domaine de l’impression et la modélisation 3d. Je suis passionné de modélisation 3d et d’impression 3d en plus de ma passion pour la moto. Mon refuge est ma salle des machines et mon bureau.
Comment es-tu devenu Maker ? Que représente cette communauté pour toi aujourd’hui ?
Je suis devenu maker en 2015. Je regardais des vidéos YouTube et ça m’a donné envie. J’ai commencé avec une sorte d’Anet sans marque 😅 après j’ai eu une neva (les toutes premières) puis la Magic puis une tevo et une cr10 et maintenant des tenlog et une zortrax m200plus. La combinaison modélisation et fabrication ne plaît, elle offre plein de liberté côté créativité et aussi rapidité de réalisation .
Aujourd’hui je modélise en 3d et crée à partir de mes idées de nouvel objet ou outils.
J’aide les autres avec mes connaissances en fabrication additive quand je le peux car je fais encore mes études. Pour moi, cette communauté est comme un réseau d’entraide où tout le monde partage ces connaissances et aide les autres.
Comment as tu rejoint l’association Visière Solidaire?
J’ai rejoint l’association visière solitaire lors de la première semaine d’appel aux makers de France pour créer les visières. J’ai connu la mode de dormir devant sa machine et le confinement. J’ai réussi à imprimer en 3D plus de 5’200 visieres et j’en suis fier! Depuis ce moment, je me dit que si tu essaies pas tu y arriveras pas.
Si tu devais acquérir une nouvelle compétence, qu’elle serait-elle et pourquoi ?
Si je devais obtenir une nouvelle compétence sa serait la modélisation organique pour pouvoir m’ouvrir encore plus de porte dans le futur et compléter certain projets.
Ton projet le plus fou ?
Mon projet le plus fou aujourd’hui j’en est pas vraiment car pour moi c’est tous des réussîtes.Si on parle dans le domaine de la 3d, il s’agit de ma création de ma salle des machine où j’ai la chance aujourd’hui d’avoir plusieurs machines que j’ai upgrader ou bien mis dans une armoire.
Quels sont tes souvenirs les plus mémorables d’impression 3D?
Mon souvenir le plus mémorable restera à jamais visière solitaire lors de l’opération des visières.
Comment décririez-vous la personnalité de ta ou de tes imprimantes 3D ?
Mes imprimante sont les suivantes : deux tenlog d3pro , une zortrax M200 plus et une Raise3d n2 pro plus. Chacune a sa personnalité et ça dépend du jour : madame l’imprimante bavarde, madame l’imprimante casse pied voir chiante à ne pas marcher comme il le faut 😂.
La solidarité c’est quoi pour vous ?
La solidarité pour moi c’est clairement le groupe que j’ai trouvé chez Visière Solidaire. Tout le monde s’aide, quelque soit le problème, pour trouver une solution, pour aider une autre personne et c’est un « roulement » sans fin de bonnes actions.
Nous soutenons le cancer du sein ainsi que le cancer de la prostate!
L’association Visiere Solidaire a fait une remise en beauté de la grande sculpture faite par impression 3D en 2021.
Septembre 2022 , travail d’équipe pour la peinture de l’impression 3D tres grand format de plus de 1,6 metres.
Les fichiers stl sont disponibles pour nos bénévoles (contact@visieresolidaire.com ou formulaire sur ce site). Vous trouverez également les réglages pour les imprimantes3D.
L’année dernière plusieurs makers dont steepy, bouby, tonio, titi, swan …ont utilisé leur imprimante 3D pour faire des objets vendus pour la lutte contre le cancer. Les récoltes ont été données aux associations de lutte contre le cancer du sein, prostate…
Realisations 3D de Steepy pour Octobre rose Print3D de Visiere Solidaire
« Elles nous ont donné la Vie dans le bonheur !!!
Rendons la leur meilleure quand le malheur les touche !! »
Steepy
Octobre rose c’est quoi?
Le but est de parler du cancer du sein, afin de prévenir pour agir à temps. N’ayez donc aucune gêne de mettre un ruban rose ou d’en parler avec votre sage-femme ou votre médecin.
Parce que #JaimeMesSeins, je m’informe durant Octobre Rose, mais j’y pense toute l’année !
Et, quel que soit votre âge, si vous constatez des changements entre deux examens, parlez-en à un professionnel. Simple et 100% remboursé, le dépistage doit être fait tous les deux ans, dès 50 ans. Par ailleurs, tout au long de la vie, notamment dès 25 ans, un suivi gynécologique avec une palpation par un professionnel de santé est recommandé une fois par an.
Céline, bénévole de Visière Solidaire
Alors oui, aujourd’hui, libérons la parole, parlons du dépistage et soutenons la lutte contre le cancer du sein!
Après Octobre Rose et la mobilisation en faveur de la lutte contre le cancer du sein, novembre est le mois de la lutte contre le cancer de la prostate.
Ludique en apparence, le mouvement a très vite été pris au sérieux et s’est étendu au monde entier. Lancée comme une blague en 2004 en Australie, la campagne de prévention Movember** rencontre un succès grandissant dans le monde anglo-saxon. En novembre, se laisser pousser la moustache peut aider à lutter contre le cancer de la prostate ainsi que d’autres maladies masculines. Ce n’est pas une blague, mais une opération très sérieuse lancée en Australie sous le nom deMovember, une contraction en anglais de november et de mo, en argot, pour moustache.
« Chaque année, plus de 71 000 hommes sont touchés par le cancer de la prostate.
Il y a 8 870 décès dû au cancer de la prostate par an en France. Son incidence est en forte augmentation +8.5/ par an. Plus le cancer de la prostate est détecté tôt, mieux il est traité. Un dépistage individuel est recommandé dès l’âge de 55 ans et jusqu’à 75 ans.
Stéphane Watrin, 43 ans, habite dans la commune vallonnée et verdoyante nommée Nouzonville dans les Ardennes (08). Il vit en couple et est père de 2 enfants (une fille de 16 ans et un garçon de 6 ans). Passionné par la conception, la fabrication additive et la préservation de l’environnement. Aide comme il peut.
Que fais tu dans la vie ?
Suite à une reconversion professionnelle je suis à la recherche d’un emploi de concepteur/fabrication additive. Je peux éventuellement aussi envisager de créer une entreprise dans ce domaine. Je crée des produits par le biais de la CAO et imprime en 3D des prototypes soit de taille réelle, soit en modèles réduits.
Comment es – tu devenu maker ?
Au début j’ai trouvé cela intéressant de pouvoir fabriquer des objets en plastique, mais très vite j’ai perçu le potentiel industriel de la fabrication additive suite à un live de Neotech qui faisait comprendre que de savoir imprimer en 3D, c’est bien, mais que de savoir faire ses conceptions prend tout son sens en impression 3d. Alors avant d’acquérir une imprimante, il fallait que je sache faire de la CAO (conception assistée par ordinateur), c’est que j’ai fait et en juin 2021 quand j’ai acheté ma première imprimante. Maintenant cette passion m’a permis ma reconversion professionnelle.
Que représente cette communauté pour toi aujourd’hui ?
Je dirais mitigé, pour moi il y a deux catégories les makers, ceux qui sont solidaires en donnant des conseils, critiques constructives et sont présents en cas de coups dur (COVID-19, AFM TELETHON) et il y a les autres.
A mes débuts une minorité ont failli me dégoûter de l’impression 3D (que je préfère appeler fabrication additive) et me faire tout arrêter, certains m’avaient reproché de ne pas avoir l’esprit Maker car je ne partageais pas mes créations gratuitement. Fort heureusement en faisant partie de différents groupes sur Facebook, j’ai pu faire la différence entre les Makers et les autres.
C’est VS Projects / Cosmyx, qui m’a présenté l’Association Visière Solidaire lors de ma première période en entreprise pour ma formation AFPA en Technicien supérieur en fabrication additive. J’ai fait la connaissance de Bruno Amar, qui est quelqu’un de super en tous points. Durant cette période, j’ai aidé en même temps à la production d’objets pour l’Association avec un immense plaisir, tout comme le reste d’ailleurs, en restant un peu plus longtemps en fin de journée.
Et je participe avec un grand plaisir à l’opération AFM Téléthon 2022 !!!
Si tu devais acquérir une nouvelle compétence, qu’elle serait – elle et pourquoi ?
Cette compétence serait de savoir-faire de l’organique avec un modeleur type Zbrush pour aller encore plus loin, notamment retravailler des fichiers 3D issus de scans ou pour simplement faire des figurines. Et aussi de développer un côté plus commercial à côté de mes compétences de concepteur 3D / fabrication additive, pour accompagner le client de A à Z dans son investissement, et de pouvoir aussi rencontrer du monde et partager mes connaissances.
Ton projet le plus fou ?
A vrai dire, « re-créer » la gamme de jouets de la série V Les Visiteurs de 1983 avec un niveau de détails acceptable, ce qui m’a appris a utiliser Fusion360 d’Autodesk. Pour ce faire, je me suis mis des contraintes, aucun tuto et aucune formation pendant 3 semaines à partir de la prise en main du logiciel que j’ai repoussée à 2 mois.
Quels sont tes souvenirs les plus mémorables en impression 3D ?
Le premier est un déboire lors d’une impression sur CR10 max , le fan duc s’était déformé et a accroché la pièce qui s’est collée a la buse et le filament noir continuait de couler, résultat une patate noire qui bougeait sur le plateau, très marrant à voir mais côté maintenance ça l’était moins.
Le deuxième a été un timing très serré lors de l’impression du dernier filtre pour le purificateur d’air que je voulais présenter lors du passage du titre il y une semaine. L’impression s’est terminée environ une demi-heure avant de partir à la gare.
Comment décrirais – tu la « personnalité » de ton ou de tes imprimante(s) 3D ?
Pour la première Creality CR10 max, je dirais amusante à démonter et à remonter, extrêmement capricieuse mais qui m’a fait connaitre les joies et surtout les déboires de la fabrication additive (impression 3D). Pour mon actuelle Snapmaker 2.0, là on ne joue plus, elle est bruyante certes mais fait du bon boulot ce qui me permet de me consacrer à la conception.
La solidarité, c’est quoi pour toi ?
La solidarité, n’est pas synonyme de don d’argent, mais d’aide à la personne (écoute, échange, partage, etc..).
Pour contacter Stéphane wsdstudio3d@gmail.com
Et n’oubliez pas la vente au profit du Téléthon 2022 des emportes pièce imprimés par Stéphane à Nouzonville, Maker bénévole.