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Qui sommes nous ?

Nous sommes un collectif de makers bénévoles, disséminés partout en France et qui, durant le confinement, ont décidé de se regrouper et de mettre en commun leurs ressources pour fabriquer et distribuer gratuitement des matériels de protection en direction des soignants et des personnes exposés.

A la genèse, Anthony Seddiki, l’initiateur de ce projet, n’avait comme seule ambition que d’aider le personnel soignant de sa ville, Brunoy. Cette initiative fut reprise sur les réseaux sociaux, à un point tel qu’en moins d’une semaine, des milliers de makers partout en France le rejoignirent pour former une incroyable chaine de solidarité. Des groupes Facebook virent le jour et chacun des administrateurs s’organisa, à partir de leurs problématiques locales.

Nous nous sommes alors trouver devant plusieurs problèmes. Fabriquer des visières conformes et validées par les hôpitaux, et surtout pouvoir les acheminer en dépit du confinement. A la demande d’Anthony certains contactèrent leur maire et obtinrent des laisser passer qui nous permirent de livrer rapidement les demandes qui affluaient. Il fallu ensuite faire évoluer, à partir des retours des différents hôpitaux, ces visières pour les adapter au mieux. C’est aujourd’hui la trentième évolution qui est validée. Entre temps, nous avons eu à gérer les problèmes de consommables et les ennuis mécaniques sur les imprimantes.

Pour palier à cela et récupérer des fonds, Anthony créa, début avril l’association Visière Solidaire en demandant aux groupes constitués d’en faire de même. Des cagnottes leetchi furent créées, puis ce sont des municipalités, et quelques départements qui organisèrent des collectes pour nous venir en aide.

Axel Khan, le Président de la ligue nationale contre le cancer devint notre parrain. Puis ce furent des structures comme Istem, sur qui nous nous sommes beaucoup appuyés ou Microplast, société spécialisée dans la plasturgie, ainsi que de grands groupes comme l’Oréal, Total, ou Amazon, tous séduits par notre démarche et notre capacité de réaction.

Et ce sont aujourd’hui plus de 1000 000 de personnes à qui nous avons pu apporter un peu plus de protection.
Nous avons pu, au cours de ces semaines apprendre beaucoup quant aux attentes de chacun, tant des makers, des industries, des instances publiques que de ceux à qui nous apportions notre aide.
Durant cette période certains d’entre nous se mirent à parler de l’après et de se que nous pourrions faire pour proposer un modèle économique viable pour que cet état d’esprit, et cette faculté d’adaptation perdurent. L’idée de créer des « fermes », de micros unités de production à destination de tout un chacun, pris rapidement forme. Qu’il s’agisse de combattre l’obsolescence, de recycler les chutes ou de privilégier le cycle court comme le permet la structure en réseau, l’approche de la formation et de la transmission, ainsi que d’autres valeurs transversales, tout fut pris en compte au-delà de la diversité des produits que nous saurions proposer.
Sur ce plan, bien des pistes, comme la santé et le soin, le handicap, le monde scolaire, mais aussi les besoins de la maison comme ceux d’entreprises ou d’administrations furent abordées. Et comment, à partir de ces données une forme d’économie sociale et solidaire saurait trouver son équilibre économique dans cette combinaison.

 

Pour ce faire, en ayant pris conscience des forces et faiblesses des différents acteurs de cette épopée et faire perdurer cet élan , nous avons choisi l’implantation de « fermes d’imprimantes 3D », centralisatrices de l’intelligence collective des Makers. Contrairement aux grosses entreprises qui doivent investir lourdement, parce que travaillant avec machines et moules, et les FabLabs plus axés sur la recherche/innovation essentielle, ce réseau se situe au confluent de ces deux types d’entités. Nous permettons aux sociétés de gagner du temps en investissant moins pour la préparation de productions importantes, et de diffuser plus rapidement des produits issus des innovations des FabLabs. De plus, l’extrême facilité d’implantation de fermes secondaires, pour un coût faible, et l’agilité dont elles font preuve, nous permet de pouvoir répondre avec célérité à des demandes urgentes tant industrielles que sanitaires.

A cela s’ajoute qu’en formant du personnel en alternance par exemple, ou des chômeurs, notre structure leur permettra d’avoir un accès simple à une technologie en plein essor, le but étant qu’il n’y ait pas ou peu de délais entre la formation et l’emploi.
Des groupes de réflexion travaillent déjà sur de potentiels marchés et comment les adapter à ceux en court.
Ce projet n’est que le prolongement de cette incroyable aventure qui est le reflet de ce qui nous a permis de nous comprendre vite face à l’urgence. 

Notre philosophie s’appuie sur trois axes, la solidarité, le développement durable et la transmission, pour un champ d’intervention ne pouvant que croître, mais déjà important. 

Cette Objet n'est pour l'instant disponible que pour les soignants ou professions médicales, mais vous pouvez quand même faire une demande